Théus est un petit village accroché à l'adret d'une montagne qui domine la Durance à sa sortie du barrage de Serre-Ponçon. On y accède depuis le village de Remollon sur la D900b : 200 m après le village, il faut emprunter une petite route (D53) qui monte à travers les champs en direction de Théus.Après plusieurs lacets, on atteint ce village, jadis en mauvais état et revenu à la vie de nos jours.
Pour accéder à la Salle de Bal des Demoiselles Coiffées, il existe deux chemins. Le premier s'effectue principalement en voiture, le deuxième est réservé aux randonneurs.
En voiture, il faut poursuivre cette étroite D53 au-delà de Théus. Elle enchaine une série de lacets et poursuit sur une pente moins prononcée. Arrivé au lieu-dit "le Poët", il faut prendre la petite route à droite sur 2 km jusqu'à atteindre le belvédère dominant la Salle de Bal. Pour vraiment apprécier ces Merveilles, n'hésitez pas à emprunter le sentier balisé qui descend un peu au nord du belvédère. Attention, c'est un vrai sentier caillouteux, donc chaussez-vous en conséquence !! Le sentier descend en zigzagant jusqu'à atteindre le pied des Demoiselles au fond du vallon.
Pour les amoureux de la marche à pied, un sentier balisé remonte tout le ravin du Vallauria jusqu'aux Demoiselles. Pour cela, il faut laisser la voiture sur l'aire de stationnement qui se trouve à l'épingle juste avant la mairie (à l'entrée du village). Un panneau indique les deux circuits proposés (balisages différents) : choisissez celui qui va jusqu'au fond du vallon, où se dressent les Demoiselles. L'autre, le court, offre quelques timides échappées sur la Salle de Bal, mais sans comparaison avec le premier. Traversez le torrent et attaquez la montée sur la piste qui s'élève en rive gauche. La montée fait 3km et 400m de dénivelé. Le premier kilomètre est sans grand intérêt. Ensuite, on se retrouve en rive droite et l'on commence à s'approcher de quelques belles Demoiselles. En continuant à remonter, on en apercevra de plus en plus, émergeant au-dessus des pentes caillouteuses. Vers le fond du vallon, la rencontre est bien réelle. Le sentier est aussi plus pentu et traverse le ruisseau à plusieurs reprises. On ne peut cependant pas trop s'approcher de ces aiguilles car le terrain est très raide et glissant. Mieux vaut ne pas quitter le sentier au risque de dégringoler et se faire très très mal. Finalement, il s'élève en zigzag et rejoint le belvédère découvert dans le premier circuit en voiture. A ce niveau, vous pouvez revenir par le même chemin (recommandé), ou par la route (assez long) grâce à un chemin balisé (80% de bitume) qui ramène à Théus.
Ces demoiselles ont un fort bel âge. 30 000 ans pour les plus vénérables. Les prétendants sont toujours fort nombreux. Elles en voient passer pratiquement tous les jours, qui s’émerveillent devant leur port, leur grâce, leur beauté multiple et presque inaltérable. Et tous ces prétendants en reviennent ravis, car chacun - aussi singuliers que soient ses goûts - y découvre sa Vénus.
Il en est des sveltes, des élancées, des rabougries, d’autres à l’embonpoint fort prononcé. Certaines sont sans grand intérêt, d’autres émerveillent. Une grande partie d’entre elles portent des coiffes qui leur confèrent un charme renversant. C’est d’ailleurs pour cela qu’elles bénéficient d’une telle renommée, ce qui les distingue beaucoup des autres aussi imposantes soient-elles. Et toutes se parent de jolies breloques sur tout leur corps qui contribuent à leur beauté, encore que certains les comparent à des verrues ou à des grains de beauté gâchant celle-ci.

"La Salle de Bal" vue depuis le belvédère